25/02/2009

Des chiffres qui laissent songeur…

 

6 m2 par habitant, 1 arbre pour 100 habitants  : ce sont les chiffres donnés hier soir par le magistrat Pagani aux habitants des Pâquis pour illustrer le quartier….Des chiffres qui symbolisent bien un quartier de plus en confiné, voire ratatiné au milieu des axes de circulation. Les végétaux sont rares, les passants nombreux tandis que les voitures occupent l’espace public sur des axes qui devaient être des rues de desserte et qui ne sont rien moins que des routes de transit.

La pollution bat des records (le quartier le plus pollué de Genève) tout comme le bruit . En 2016, la Ville sera confrontée à l’application stricte des normes OPair et OPB, après des années de tolérance confédérale. Soit le quartier parvient à réduire drastiquement sa circulation, soit les contribuables passeront à la caisse. Plus grave encore : la pollution et l’insécurité générées par le trafic automobile constituent un véritable problème de santé publique. J’ai participé à plusieurs reprises aux côtés des associations à des séances organisées par le service de la mobilité de la Ville. Des années de discussion, au mieux de concertation, ont débouché sur quelques fermetures de rue, principalement aux alentours des écoles. En caricaturant, je dirai que d’un côté se trouve la gente automobiliste, plus percluse d’habitude que de certitude, et de l’autre, la gente « mobilité douce », piétons et vélos qui se jaugent ou s’ignorent au gré des jours. Les perspectives de « cœur piétonnier », composé de deux poches piétonnes, restent bien modestes au regard des enjeux qui attendent les habitants. Je me surprends parfois à rêver d’audace et d’un projet d’aménagement pour ce quartier qui soit plus que la somme des multiples grignotages et mesurettes mis bout à bout, mais une carte de visite de la convivialité et de l'écologie....

Commentaires

Mme Contat Hickel, il faut créer un mouvement large et radical avec des politiciens et des associatifs qui en appelle clairement à sonner le glas de la voiture individuelle en ville. Là où le TCS et la droite revendiquent sans complexe le droit à la bagnole et au parking partout pour tous, nous devons revendiquer collectivement le droit à ouvrir le maximum d'espaces sans bagnole, sans parking, pour remettre des arbres, de la nature, de l'air pur et de la convivialité dans cette ville qui en manque tant!

Vite!

Écrit par : Sandro Minimo | 25/02/2009

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