30/07/2009

Retour sur le Tour de France 2009….et sur celui de 1924

Tour de France 2009 : Des exploits à la pellée …des vitesses surréalistes et un consensus quasi général des commentateurs sportifs pour assurer d’un ton vertueux que oui, le dopage , c’est fini , qu’on a les moyens de savoir même après coup qui s’est dopé.  Circulez il y a du spectacle et rien à voir ! Je crois rêver. Alors que l’on sait raisonnablement que les contrôleurs ont toujours une roue de retard sur les dopeurs, que si l’on arrive à détecter l’EPO, par contre, ce n’est pas le cas pour les transfusions, et que l’omerta est la règle sur le Tour.

 Tour de France 1924 : « Tour de France, tour de souffrance ». Albert Londres, le journaliste, suit la grande boucle de l'année 1924. Il vit avec les coureurs et écrit ses billets pour le « Petit Parisien ». Empathiques, lucides et bourrés d’humour. Les coureurs partent à 2 heures du matin, arrivent aux Sables à six heures le soir pour les chanceux . Un coureur arrivera à 23h 50, juste avant la fermeture du contrôle… : « Il éclata de rire tant il était heureux et se tapa sur les épaules pour applaudir, et c’est d’ailleurs le seul applaudissement qu’il recueillit », nous relate Londres. Tout ceci agrémenté de règlements pénalisants d’organisateurs particulièrement pervers et d’une assistance technique réduite à sa plus simple expression. Un vrai calvaire… Pire que celui enduré par les Contador et autre Lance ? on n’en sait rien. Mais Albert Londres recueille les confidences "publiques" des coureurs sur quelques remontants : de la cocaïne pour les yeux, de la chloroforme pour les gencives et les « pilules », 3 boîtes par coureur, dont on peut deviner la composition. « Bref ! nous marchons « à la dynamite » conclut l’un d’entre eux…