09/09/2009

Genève, centre de la région : un atout ? oui, avec bémol.

Hier soir, la salle des fêtes de Thônex accueillait une prestation particulière : la première audition publique de la Constituante genevoise, consacrée à la région franco-valdo genevoise. L’objectif était de confronter les propositions issues du travail de la commission chargée de cet objet (commission 4) à la pratique quotidienne de la région vécue par des élus français et vaudois. Parmi les propositions des commissaires : la création d’une institution régionale de concertation, permanente et renouvelable, la conduite, en collaboration avec les acteurs publics et privés, d’une politique régionale visant le développement durable et équitable de la région ou encore la mise en place d’un médiateur / facilitateur aux affaires régionales. Pour lancer le débat, une seule question  « La centralité de Genève : un atout ? »

« Oui », ont répondu à cette question Pierre- André Romanens, président du Conseil régional du district de Nyon et Christian Dupessey, maire d’Annemasse. Car, « le développement économique est plus fort que l’histoire », « la région est vécue comme un même territoire » et « l’attraction de Genève est une force ». Plus dubitatif, le maire de Ferney, François Meylan, a mis en garde contre une agglo à deux  vitesses : Gex, coincé entre lac et Jura, se vit comme une île dont l’Ain n’a que faire…Certes, les fonctionnaires internationaux et les frontaliers y élisent domicile. Mais la situation sociale est difficile pour nombre de ces derniers et la crainte d’être absorbé s’exprime.

Je retiendrai  aussi d’autres points soulevés par les intervenants :

-          L’agglomération (ou « la région » ? problème de sémantique ou de substance ?) ne s’est pas construite par solidarité régionale ou altruisme : Genève avait simplement besoin de territoires pour grandir : le principe de réalité a prévalu. Il prévaut toujours.

-          L’agglomération des structures doit maintenant laisser la place à l’agglomération des populations. Ce  constat est significatif du travail à accomplir pour que les habitants de l’Agglo s’approprient de la région. Des organismes  de coopération transfrontalière existent. Il n’empêche que la population qui vit quotidiennement la région ne se sent guère associée au développement de cette dernière. Il existe un déficit de représentation et la nécessité d’une assemblée parlementaire à forte légitimité démocratique est évoquée.

-          Le développement équilibré de la région est  une nécessité : équilibre social, économique et environnemental. La durabilité n’est pas un vain mot, qui vise à intégrer les problématiques et à ré- équilibrer les charges et dividendes des logements, emplois, espaces verts et mobilité au sein de la région.

-          Le défaut de « correspondance politique » entre Suisse et France : deux systèmes démocratiques se côtoyent apparemment irréconciliables, rendant l’harmonisation des législations et des institutions difficile et compliquée. L’Europe, peu abordée hier soir, pourrait-elle servir de passerelle ??

 

Commentaires

Bonjour Madame,

C'est vrai je suis très loin des préoccupations des genevois, c'est juste pour vous dire ma joie de vous retrouver active et toujours au service des autres. Je n'ai jamais oublié ce que vous avez fait pour moi depuis Parakou jusqu'à lomè et surtout à Abidjan, tout ceci il y a plus de 20 ans. Pour moi c'est comme hier. Je serais heureux de recevoir un signe de vie de vous.

Cyriaque
ancien détenu politique au Bénin
1985-1989

Écrit par : FATON Cyriaque M. | 26/03/2010

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