22/06/2010

Démissions à la Constituante genevoise: significatif ?

Un examen des démissions survenues à l’Assemblée constituante genevoise fait ressortir que les deux  premières démissions (groupe Solidarités ) ont eu lieu avant même l’installation de l’Assemblée, le 20 novembre 2008, et avant même, donc, le début des travaux proprement dits de la Constituante. Elles ont permis à deux femmes, Claire Martenot et Jocelyne Haller, de rejoindre le groupe ultra-minoritaire des femmes élues à l’Assemblée. 9 autres démissions sont suivi entre avril 2009 et juin 2010.

Plus généralement, 11 démissions entre le 20 novembre 2008 et le 20 juin 2010 : est-ce significatif d’un processus qui serait en panne ? Un petit tour sur les archives de la Constituante Vaudoise nous montre que pour la même période, et sur 180 Constituants, cette dernière a connu 15 démissions la première année et  9 la seconde, les démissions diminuant au fil des ans. Au total, le tournus aura été de 17 % durant les 4 ans.

Les raisons d’une démission peuvent être multiples : il n’en demeure pas moins que la charge de travail induite par les travaux de la Constituante autant que les contraintes professionnelles figurent en bonne place des raisons invoquées.

Le processus en cours à Genève est sur les voies. Il y aura sans doute encore des démissions de membres découragés par des attentes déçues ou simplement dépassés par le travail. Et il y aura de nouveaux membres, avec un autre regard et de nouveaux apports.  Il y aura encore des prédictions défaitistes de « critiques autorisés » auxquelles continuera de répondre la volonté des Constituants et Constituantes de remplir le mandat qui leur a été fixé. Quant aux « crises », elles  font partie du processus et comme une boussole, contribuent aussi à lui rappeler le cap.

Rien que de très humain, au fond...

 

 

 

 

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