07/10/2012

Formation obligatoire jusqu'à 18 ans: une petite révolution à Genève

S’il est une disposition de la nouvelle constitution qui met tout le monde d’accord et va faire la différence, c’est bien celle introduisant la formation obligatoire jusqu’à la majorité (18 ans) ! Assortie de la précision qu’elle peut avoir lieu sous forme d’enseignement ou en milieu professionnel, elle représente bien une petite révolution dans notre république... Eviter le décrochage scolaire, renforcer l’égalité des chances, mais aussi donner les outils d’encadrement nécessaires dans cette période formatrice de l’existence d’une personne a été l’objectif des constituants.

Cette petite révolution doit être liée à d’autres dispositions de la nouvelle constitution qui visent à éviter la marginalisation pour des raisons financières : le droit à une formation initiale publique et gratuite (24,2), qui va plus loin que la constitution fédérale, et le droit aux allocations d’études, qui confère à toute personne dépourvue de ressources financières nécessaires  à une formation reconnue le droit à un soutien de l’Etat (24,3).

En définissant une politique de la jeunesse qui tienne compte des besoins et intérêts des enfants et des jeunes, notamment dans les domaines de la formation, de l’emploi du logement et de la santé, en favorisant l’accès des enfants et des jeunes à l’enseignement artistique et à la culture, mais aussi  en contraignant l’Etat à prendre en compte les exigences de la solidarité intergénérationnelles, la nouvelle constitution donne un signal clair en faveur de  la reconnaissance des besoins spécifiques de la jeunesse et de son statut de catégorie-clef pour l’avenir du canton et de la cohésion sociale. 

Commentaires

Pour celles et ceux qui ne désirent passer le temps à lire les 237 articles:
voici le PREAMBULE (page: 3), le condensé de la richesse de cette Constitution.

Le peupe de Genève,

reconnaissant de son héritage humaniste, spirtuel, culturel et scientifique,
ainsi que de son appartenance à la Confédération suisse,

convaincu de la richesse que constituent les apports successifs et la diversité
de ses membres,

résolu à renouveler son contrat social afin de préserver la justice et la paix
et assurer le bien-être des générations actuelles et futures,

attaché à l'ouverture de Genève au monde, à sa vocation humanitaire et aux
principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme,

déterminé à renforcer une République fondée sur les décisions de la majorité
et le respect des minorités,

dans le respect du droit fédéral et international,

adopte la présente CONSTITUTION.
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ce que je souhaite!
prenez votre décision: oui? non? mais votez!
j'ai pris la mienne: je vote OUI

Ludwig Muller Constituant

Écrit par : ludwig muller | 07/10/2012

Bonnes paroles, sauf que ce texte ne garantit aucune souveraineté aux citoyens helvètes:
art. 2: "La souveraineté réside dans le peuple", sans préciser qui constitue ce "peuple", et non dans ses citoyens
art. 15 - droits fondamentaux: "toutes personnes sont égales en droit", sans différencier le citoyen de tout résident ou habitant, même clandestin
art. 38: "droit au logement.. garanti.. à toute personne dans le besoin"
art. 44: "droits politiques. garantis", sans préciser à qui! aux citoyens? non, cela n'est précisé nulle part.
art. 48 - droits politiques: "sont titulaires du droit d'élire communal toute personne étrangère de 18 ans au domicile 'légal' en Suisse depuis 8 ans", ...

donc droits de vote communal accordé par exemple tout enfant devenant majeur après scolarité en internat depuis 8 ans, et dont les riches parents étrangers ont un domicile légal GE via étude d'avocat genevoise ...
comme récemment ce jeune fils d'oligarques qui, à env. 21 ans, était prêt à investir "sa fortune" de provenances mafieuses est-européennes, dans de gros projets immos style plage Genève.

De belles paroles en préambule, d'une constitution pavée d'absences au niveau de la souveraineté du citoyen suisse, de la protection de la souveraineté et indépendance du canton face aux poussées européennes:

ce texte est en accord avec les grandes attentes françaises et est en contradiction, dans ses fondements, son esprit et droits accordés, avec les conditions soumettant les traités bilatéraux à leur existence même,

est en non respect du refus de l'adhésion de la Suisse à l'union européenne par le peuple.

Écrit par : Pierre à feu | 07/10/2012

Espérons que l'idée principale n'est pas de d'influer sur la statistique du chômage des jeunes sans créer des compétences réelles pour des emplois réels eux aussi.

Écrit par : Mère-Grand | 08/10/2012

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