07/02/2009

Ecran de fumée...

J’avoue devenir profondément allergique aux débats sur la fumée, autant qu’à la fumée elle-même. Les manœuvres dilatoires en cours sont à la hauteur de leurs auteurs, quelque part entre le 36 ème dessous et le vide cérébral. Pour ma part, j’ai décidé de boycotter les bistrots avec fumée et de le faire savoir. Je me sens agressée désormais à chaque fois que je franchis la porte d’un café qui m’accueille avec des volutes de fumée. Et plutôt que de subir cette agression et d’en ressortir vaincue, mes narines obstruées, mes cordes vocales enrayées et mes vêtements enfumés, je renonce.

Je renonce à certains tea-rooms dont j’appréciais jusqu’ici les excellentes pâtisseries mais dont la patronne préfère l’importance du chiffre d’affaires à la fraîcheur de la marchandise. Je renonce « aux petits bistrots si sympas et cools » dont l’écran de fumée cache mal la noirceur des poumons et la lassitude des serveurs. Je renonce aux restaurants dont les cendriers sur les tables sont autant de tentations pour des fumeurs qui s’essayent au repentir.

Les quelques mois sans fumée figurent désormais au rang des spécialités locales d’une république qui s’essouffle, qui tousse et qui a besoin d’air.

 

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